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REMARQUES MELEES

Mardi 13 février 2007
"Une chose n'est pas nécessairement vrai parce qu'un homme meurt pour elle" O. Wilde. Partout, dans le monde, les hommes luttent pour une cause qu'ils ont choisie : lutte contre la peine de mort, pour la régularisation, pour la sauvegarde de l'environnement, contre l'avortement, pour .....Ils ont choisis une cause qu'ils entendent défendre parfois jusqu'à la mort. Ils sont déterminés par ce que Weber aurait appellé l'éthique de la conviction. Mais le sacrifice ne doit tromper personne. Ce n'est pas une preuve de vérité que de mourir pour une cause. On peut mourir pour défendre queque chose de faux. D'ailleurs Galilée lui-même ne s'y trompa pas et abjura sa thèse héliocentriste au profit du géocentrisme de l'église, même s'il avait raison. La vérité ne vaut pas le sacrifice d'une vie. Alors que dire de celui qui choisit de mourir au nom d'une erreur. Souvenons-nous que du haut des tours du WTC (les terroristes suicidaires d'Allah), aux soldats occidentaux au moyen orient (la coallition contre le terrorisme mondial), on meurt peut-être pour de faux idéaux : "une boucherie héroïque" pour des malentendus...
Par Wilfried Mathurin
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Mardi 13 février 2007

L'interdiction de fumer au sein des établissements scolaires (et surtout celui de Briacé) est-il une atteinte aux droits de l'homme? Pour beaucoup, cette interdiction est une limitation brutale, injustifiée de votre liberté naturelle. "J'ai le droit naturel, inaliénable, universel de réaliser toutes les actions que je veux à partir du moment où elles ne nuisent pas aux autres" dites-vous. Vous rajoutez : "or, il y avait un coin fumeur où ne vont que les fumeurs, donc l'argument du tabagisme passif ne tien pas, le fait que nous fumions ne nuisait à personne d'autres qu'à nous"..."Or, j'ai le droit de réaliser des actes qui sont nocives pour moi". L'argumentation est intéressante. Ceux qui la soutiennent se placent dans une tradition politique libérale : la chose la plus fondamentale, c'est la liberté individuelle et l'état n'a pas le droit de la limiter. Très bien. Seulement, c'est insuffisant. Nous sommes dans un établissement scolaire, vous êtes en majorité mineurs, donc nous sommes obliger de vous empêcher de mal agir, de vous protéger contre vous-même. Et les élèves majeurs me direz-vous? Et bien, dans l'établissement, il a été choisi de ne faire qu'une seule règle : personne ne fume. Ainsi pas de privilège (les profs n'ont pas le droit de fumer non plus), ni règlement à deux vitesses, une pour les majeurs, une pour les mineurs. A tout le monde la même règle, c'est ça la justice. Cependant, si ce que je vous dis est théoriquement bien joli, dans la pratique, l'interdiction est "un peu" difficile à faire respecter. Que faire alors???? Qu'en pensez-vous ? Que proposez - vous?

Par Wilfried Mathurin
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Mardi 13 février 2007

"A quoi ça sert la philosophie?" se demande-t-on parfois. "A rien???!!!". A cela, je répondrai : "à quoi sert l'amour ou l'amitié dans une vie ?" ...."A rien !!!????" A moins de réduire l'amour à sa satisfaction sexuelle, et donc à ne rien comprendre à l'amour ; à moins de réduire l'amitié à une simple satisfaction narcissique (aimer que les autres vous aiment) et donc à ne rien comprendre à l'amitié. Ou encore, "à quoi ça sert de penser, de se servir de sa tête???" "A rien?!?!? Sinon ne pas gober bêtement les stupides et grossières manipulations des médias, ou comprendre que passer à la star ac' ou à pop star ne peut constituer un idéal de vie, un sens à une vie...hein? Un sens à sa vie???

Se poser la question "à quoi ça sert?" c'est faire de la philosophie. "A quoi ça sert de vivre?" "Qu'est-ce qu'il faut faire pour donner un sens à sa vie? Faire de la philosophie pour les grecques de l'antiquité, c'était prendre "soin de son âme", c'est-à-dire trouver une réponse à la question : "à quoi ça sert de vivre?".

Proposer une réponse, c'est faire de la philosophie. Les nihilistes diront qu'il n'y a pas de réponse ; les cyniques, à se reproduire et s'entretuer ; les croyants, à se rendre digne du paradis ; les nietzschéens, à vivre le plus intensément possible ; les fainéants, à ne rien faire ; les platoniciens, à trouver l'amour...la réponse que vous apporterez sera ce qui pour vous rend la vie digne d'être vécu.

Débattre de la réponse, c'est faire de la philosophie. Tenter de convaincre l'autre (parce que je ne suis pas indifférent à son sort) de la justesse de notre réponse, c'est faire de la philosophie. Parce que je veux si sauver mon âme (trouver un sens à ma vie), je veux aider les autres à sauver la leur (exhiber le sens de la viepour tous).

J'espère que plusieurs d'entre vous se sont rendus compte, en lisant cela, qu'ils sont philosophe...en fait.    

Par Wilfried Mathurin
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Mardi 13 février 2007

 Les caricatures de Mahomet ont provoqué un véritable séisme dans le monde :  menaces de mort envers les caricaturistes, rappel de l'ambassadeur d'Arabit Saoudite en poste au Danemark, fermeture de l'ambassade de Lybie à Copenhague, alerte à la bombe au siège du journal danois, manifestation d'un commando armé à Gaza devant les locaux de l'UE, agression de salariés danois à la Mecque, boycottage de produits danois, ambassade du Danemark attaqué à Damas...C'est dans ce contexte que Charlie Hebdo a publié les caricatures au source des critiques. Sur l'une d'elles, on voit notamment le prophète affublé d'un turban en forme de bombe. Le conseil français du culte musulman a porté plainte pour "incitation à la haine raciale". L'enjeu, c'est la lutte entre les tenants de la liberté d'expression et ceux de la défense du sacré. Or, il faut rappeller qu'en république, le délit de blasphème n'existe pas. Dans ce contexte, il faut répéter et répéter inlassablement la phrase (attribuée à) de Voltaire : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire". C'est la phrase qui résume le mieux l'esprit de la république, celui qu'il faut défendre absolument, sans aménagement possible, contre l'obscurantisme et les minorités intégristes. 

Par Wilfried Mathurin
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Jeudi 15 février 2007

« Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille, Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles, Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous, Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups, C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps, La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accords ».

Cet extrait d'un texte de Grand corps malade peut être mis en parallèle avec la théorie de la justice tirée de La République de Platon. Dans l'âme, il y a trois partie : la raison (qui délibère et commande aux inclinations et aux désirs) ; le courage (qui est l'auxiliaire de la raison) ; le désir (l'appétit sensuel, les besoins vitaux). Un homme est juste quand le courage, et le désir (les parties basses) obéissent au commandement légitime de la raison (la partie noble). Ou, pour le dire autrement, quand les "couilles" et le "coeur" obéissent à la tête. Cependant, on est souvent injuste car la partie basse, le désir (l'amour, le sexe) essaie de prendre souvent le pouvoir, le contrôle : "C'est de là, dirons-nous, de ce trouble, de ce désordre, que naissent l'injustice, l'incontinence, la lâcheté, l'ignorance, et tous les vices en un mot" (Platon, 443d - 444d). Grand corps malade (à la suite de Platon) décrit la lutte que se livrent la partie basse (désir, inclination) et la partie noble (raison) de l'âme : "Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir, Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune, Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes, Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles, Si mes couilles avaient mal au coeur et qu'ça créait des embrouilles, Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'cœur, Et comme mon coeur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur, Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'articho, Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud, Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite, J'connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête, [...]Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel [...]Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon coeur et mes couilles".

 

 

 

Par Wilfried Mathurin
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