Publicité

Mardi 27 mars 2007
Le mythe de Prométhée le diagnostiquait. L'homme est un être anti-naturel. Les animaux s'adaptent à la nature par leurs instincts. Ils sont capables parfois de mobiliser des gestes ou des outils afin d'effectuer certaines tâches. Mais ce n'est qu'un aspect unique de la définition de la technique comme savoir-faire traditionnel efficace. L'homme par la technique va adapter le monde à ses besoins. Son savoir (théorique) augmente son pouvoir (pratique) au service d'une volonté de maîtrise et de domination intégrale de la nature. L'homme va transformer la nature. La nature devient le moyen (le matériel) que l'homme utilise pour atteindre ses fins. L'homme n'est pas conçu, dans son essence même, pour vivre en harmonie avec la nature. On produit un techno-système destiné à se substituer à l'éco-système ; un monde artificiel remplace un monde naturel. L'homme, l'espèce la plus curieuse de la création, être hybride entre nature et culture, est également l'espèce qui se retourne contre la nature pour exister. Il créé un monde qui s'adapte à lui plutôt que de s'adapter au monde. On ne peut pas respecter la nature. L'écologie est métaphysiquement contradictoire avec la nature humaine. L'écologiste est donc forcément anti-humaniste.
Par Wilfried Mathurin - Publié dans : REMARQUES MELEES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 18 mars 2007
 
«Le clonage est lui-même une forme d'épidémie, de contagion, de métastase de l'espèce saisie par la reproduction à l'identique et la prolifération à l'infini, au-delà du sexe et de la mort. L'événement capital est dans la liquidation de la reproduction sexuée et, par voie de conséquence, de toute différenciation et de tout destin singulier de l'être vivant.» expliquait Baudrillard. Il pouvait ainsi affirmer : «Le clone, un crime parfait». La mort et la sexualité sont les conditions nécessaires de l'adaptation du vivant multicellulaire au milieu. Or, le clonage, d'une certaine manière, nous renvoie au début de la vie, quand les cellules unicellulaires se dupliquaient à l'infini à l'identique. La fin de la mort et de la sexualité annoncée par la biotechnologie sous la forme du clonage, c'est la fin de l'humanité telle qu'on la connaît et l'avènement d'une post-humanité immortelle et asexuée ????!!!!!!!!
Par Wilfried Mathurin - Publié dans : REMARQUES MELEES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 février 2007

J'ai lu un article hallucinant dans le N°6 du magazine Philosophie p.17 de Jean-cassien Billier (disponible au CDI). Il montre que le fondement de l'interdication du droit de fumer dans les lieux publics repose sur le principe selon lequel il ne faut pas nuire à autrui. Jusqu'ici pas de problème. Il distingue deux principes : (P1) "ne pas se nuire à soi-même" et (P2) "ne pas nuire aux autres". La logique qui a prévalu pour l'interdication de fumer dans les lieux publics relève du second principe (P2). Il explique (en semblant le déplorer) qu'un jour, par l'intermédiaire du premier principe (P1), on empêchera les individus de fumer et que cette interdication produira : "une société homogénéisée et aseptisée", où règnera le "despotisme". Quelle imbécilité !!!!! En opposition à J.C Billier, je soutiens que la liberté, ce n'est pas faire n'importe quoi. Et faire n'importe quoi n'est pas la garantie d'une société diversifiée et riche. De la même manière, une humanité crasseuse, baignant dans la maladie et les immondices ne me paraît pas être une société correspondant à l'idéal de la démocratie libérale. La liberté, c'est la responsabilité. Il faut donc assumer la charge, la responsabilité de ma propre vie, de sa pérennité, de sa santé. Toute autre définition est scandaleuse et démagogique. On remarque souvent parmi ceux qui pratiquent des activités dangereuses (fumer, boire, conduire sans casque...) une fascination morbide (inconsciente?) pour la mort, la haine de soi (inconsciente?), l'autodestruction (Thanatos) avec des formules du type : "je suis libre de m'autodétruire, ça ne regarde que moi....". Je leur conseille donc d'aller consulter un psychanalyste (cependant il est vrai qu'une humanité dont tous les individus seraient sains mentalement, pour suivre la logique de J.C Bessier, serait "homogénéisée et aseptisée" et qu'au nom de cela il faudrait affirmer : "il existe des cas où la santé est malsaine" (Jean-cassien Billier), par conséquent vive les fous et les cancereux!!!???). Pour finir, je fais un détour pas Spinoza : "car en réalité être captif de son plaisir et incapable de rie voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage [...]".

Par Wilfried Mathurin - Publié dans : REMARQUES MELEES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 février 2007

« Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille, Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles, Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous, Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups, C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps, La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accords ».

Cet extrait d'un texte de Grand corps malade peut être mis en parallèle avec la théorie de la justice tirée de La République de Platon. Dans l'âme, il y a trois partie : la raison (qui délibère et commande aux inclinations et aux désirs) ; le courage (qui est l'auxiliaire de la raison) ; le désir (l'appétit sensuel, les besoins vitaux). Un homme est juste quand le courage, et le désir (les parties basses) obéissent au commandement légitime de la raison (la partie noble). Ou, pour le dire autrement, quand les "couilles" et le "coeur" obéissent à la tête. Cependant, on est souvent injuste car la partie basse, le désir (l'amour, le sexe) essaie de prendre souvent le pouvoir, le contrôle : "C'est de là, dirons-nous, de ce trouble, de ce désordre, que naissent l'injustice, l'incontinence, la lâcheté, l'ignorance, et tous les vices en un mot" (Platon, 443d - 444d). Grand corps malade (à la suite de Platon) décrit la lutte que se livrent la partie basse (désir, inclination) et la partie noble (raison) de l'âme : "Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir, Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune, Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes, Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles, Si mes couilles avaient mal au coeur et qu'ça créait des embrouilles, Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'cœur, Et comme mon coeur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur, Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'articho, Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud, Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite, J'connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête, [...]Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel [...]Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon coeur et mes couilles".

 

 

 

Par Wilfried Mathurin - Publié dans : REMARQUES MELEES
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 13 février 2007

 Les caricatures de Mahomet ont provoqué un véritable séisme dans le monde :  menaces de mort envers les caricaturistes, rappel de l'ambassadeur d'Arabit Saoudite en poste au Danemark, fermeture de l'ambassade de Lybie à Copenhague, alerte à la bombe au siège du journal danois, manifestation d'un commando armé à Gaza devant les locaux de l'UE, agression de salariés danois à la Mecque, boycottage de produits danois, ambassade du Danemark attaqué à Damas...C'est dans ce contexte que Charlie Hebdo a publié les caricatures au source des critiques. Sur l'une d'elles, on voit notamment le prophète affublé d'un turban en forme de bombe. Le conseil français du culte musulman a porté plainte pour "incitation à la haine raciale". L'enjeu, c'est la lutte entre les tenants de la liberté d'expression et ceux de la défense du sacré. Or, il faut rappeller qu'en république, le délit de blasphème n'existe pas. Dans ce contexte, il faut répéter et répéter inlassablement la phrase (attribuée à) de Voltaire : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire". C'est la phrase qui résume le mieux l'esprit de la république, celui qu'il faut défendre absolument, sans aménagement possible, contre l'obscurantisme et les minorités intégristes. 

Par Wilfried Mathurin - Publié dans : REMARQUES MELEES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus